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"MUSEE EN CHANTIER ", le sensuel et l’absurde
Aperghis et Giorno nourrissent la création de Johanne Saunier.En résidence artistique au Théâtre les Tanneurs, la chorégraphe et danseuse Johanne Saunier y livre cette semaine la nouvelle pièce estampillée Joji Inc., la compagnie qu’elle forme avec son compagnon Jim Clayburgh. Celui-ci signe scénographie et lumières de ce "Musée en chantier". Des pans de toile au fond et des sortes de grands cintres mobiles, suspendus, qui se font le support d’accessoires, de micros ainsi que de slogans.Des micros pour la voix qui, au-delà voire en deçà des mots, constitue ici une véritable matière, au même titre que le mouvement. Johanne Saunier est en effet partie des "Récitations" du compositeur Georges Aperghis (né en 1945), des partitions vocales, une langue imaginaire dont s’emparent les quatre interprètes, à savoir la chorégraphe elle-même avec Barbara Mavro Thalassitis, Bert Roman et Ine Claes. Rythme et humour des sons projetés se traduisent dans la danse, qui tantôt les épouse tantôt les contredit. C’est ludique, souvent joyeux, volontiers absurde.Les slogans, eux, immédiatement présents sur de petits panneaux carrés, sont empruntés à l’œuvre de John Giorno (né en 1936), artiste new-yorkais de la Beat Generation - proche de Warhol, Burroughs, Ginsberg, mais aussi John Cage, Philip Glass ou Laurie Anderson. Des messages pop, minimaux, incisifs et, sinon explicites, évocateurs de réalités politiques ou intimes. "Life is a killer", "It’s worse than I thought" et autres "Sugar, alcohol, meat & cigarettes" servent de contrepoint aux "Récitations" dans ce que la chorégraphe définit comme une pièce pour mouvement et voix.
Si la dramaturgie lui fait un peu défaut, "Musée en chantier" n’en est pas moins habitée d’une jolie sensualité décalée, presque froide par instants, teintée d’absurde, et se coulant avec passion dans les méandres de l’art actuel. Marie Baudet Mis en ligne le 27/10/2011LA LIBRE.BE> CULTURE > ARTICLE |
ERASE-E(X)
Les Inrockuptibles Best of 2006
Le top 10 des critiques (Théâtre et Danse)
ERASE-E(X) un des meilleurs spectacle de danse de 2006!
Cadavres exquis...un pur joyau de danse... 12/12/06 Fabienne Arvers
La Libre Belgique 26/04/07
"Belle réussite...Une création à marquer d'une pierre blanche...un très beau moment" Guy Duplat
Le VIF BelgiqueNos coups de coeur 2006 Saluons le travail du vidéaste flamand Kurt D'haeseleer dans l'ingénieux projet de Johanne Saunier. Olivier Hespel
La Marseillaise july 16, 2005"... C'était sans compter sur Johanne Saunier et Charles François : enfin, dans ce festival, quelque chose à se mettre sous la dent. Une pièce à vous vivifier les sens et l'esprit. À vous filer la pêche, une vraie, comme rarement...Un spectacle détonnant, puissamment servi par Johanne Saunier danseuse d'exception et son acolyte Charles François. " Francis Cossu
L.A Time"... this hour long presentation by a Brussels-based company named Joji Inc is a whimsical fable: a story ballet for postmoderns based on an intriguing premise drawn from art history. (...) " read more Lewis Segal
Le Soir (march 26, 2005)"... On est soufflé par la puissance et la rapidité de ce solo éblouissant... la danseuse est transformée en véritable feu follet..."Jean-Marie Wynants
La Libre Belgique (march 25, 2005)"... Erase-E(x), pièce-relais lancée par l'idée radieuse de Joji Inc... pour composer une soirée dense, intense... Une virtuosité, une pureté magnifique" Marie Baudet
Danser (sept 2005)"... il s'agit de Johanne Saunier, et de sa pièce Erase-e(x), jamais terminée. Comment cela ? Partant d'une phrase chorégraphique signée De Keersmaeker, elle n'a de cesse de la faire effacer, et réinventer, par chorégraphes successifs, qui en recréent l'atmosphère, mais aussi l'écriture et le sens. Au jeu de la fiction de soi, cette artiste rayonne d'intelligence mordante, de caractère, de trempe, dans un vertige de l'art et de l'interprétation magnifié en la substance du renouvellement. " Gérard Mayen
Libération (july 16, 2005)"... Plus réjouissant encore, le palimpseste ERASE-E(X) 1,2,3, créé par Joji Inc.... Dans les trois cas elle (Johanne Saunier) rayonne."Marie-Christine Vernay
Libération (26 juin 2009)"..La symphonie confine alors à l'hypnose, à l'instar du cinéma lynchien. Et le corps de Johanne Saunier fait trembler le nôtre". Bartholomé Girard
L'humanité july 22, 2005"... c'est à Johanne Saunier, interprète surdouée, qu'il revient d'effacer l'oeuvre."Muriel Steinmetz
Le Figaro (july 16, 2005)"... Ce n'est qu'à 20h que la danse redevient sérieuse avec le développement par Johanne Saunier d'un solo qu'elle avait créé l'année dernière en Avignon. ... la troisième variation (chorégraphiée par Isabella Soupart) est un dialogue avec un comédien exceptionnel, Charles François, dont on ne sait ce qu'admirer le plus : l'autorité et l'humour dans son sketch au téléphone portable et quand il interpelle la danseuse, ou la souplesse quand il esquisse quelques pas de hip-hop. ..." René Sirvin
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LOLITA
La Provence presse 19 avril 2008
La Cartonnerie de la Friche Belle-De-Mai était bondée...Lolita qui était à l'affiche comblait tous les goûts. Plein les yeux et plein les oreilles. Cet opéra "imaginaire mettait un jeu un dispositif impressionnant: les musiciens de l'ensemble FA, électroacoustique et ordinateur,spatialisation du son, projections d'image et capture d'image en direct , un comédien (l'extraordinaire François Beukeulears), 2 danseuses. ..Ce fut parfois déstabilisant et donc reussi
jacques Corot

Published: April 7, 2009 MONTCLAIR, N.J.
By STEVE SMITH
Published: April 7, 2009
— Part of the brilliance of Nabokov’s “Lolita,” that scandalous, disconcerting novel in which a middle-aged European man of culture takes pedophilic liberties with an adolescent American girl, resides in its manifold layers of ambiguity, its openness to interpretation. Is Humbert Humbert a suave, calculating seducer or a pretentious, delusional monster? Might he also be a relatable victim, not only of his own urges but also those of Dolores Haze, the child with whom he is obsessed?
“Lolita: An Imagined Opera,” presented in its American premiere on Friday night as part of Montclair State University’s vibrant Peak Performances series, adopts the monster view. The 70-minute work, composed by Joshua Fineberg and directed by Jim Clayburgh of the Belgian theater company Joji Inc., is less an opera in any conventional sense than a multimedia monodrama: the actor François Beukelaers, a Humbert caged within what amounts to a courtroom dock in front of the stage, recounts episodes from the book in chronological sequence. Just as Humbert narrates Nabokov’s novel, so does this adaptation focus on Humbert’s representation of events. Mr. Beukelaers delivers most of his testimony with his back to the audience, peering into cameras that transfer his visage, with a jaundiced tint, onto a translucent screen above the stage. Bits of his narration, electronically distorted, swirled around the auditorium through loudspeakers, along with fragments of children’s songs and, eventually, the computer-rendered voice of Lolita herself. Behind Mr. Beukelaers’s projected face, two dancers — Johanne Saunier, the choreographer, and Julie Verbinnen — flexed and twitched with a disconcerting mix of prurience and vulnerability. (Their blond wigs and heart-shaped sunglasses sucked Stanley Kubrick’s film into the matrix.) On screens to either side, Kurt d’Haeseleer’s video footage offered evocative glimpses of what Humbert has perceived in his surroundings: a nymphet floating within a veiny Sargasso entanglement; blurring highway stripes; banal picket-fence suburbs; fluorescent light fixtures. The complex staging, brilliantly executed, pulled you deep inside Humbert’s increasingly manic obsession. Mr. Beukelaers offered a bravura display of confidence, rage and self-pity, his thin leer and high-flown, thickly accented oratory powerfully conveying Humbert’s arrogance and condescension. At times Mr. Beukelaers’s vehement bark fused into torrents of incoherent protest. Members of the Argento Chamber Ensemble, seated in a concert configuration on the stage and conducted by Michel Galante, expertly shrieked and shuddered in tones of agitation and enervation while metallic groans and childlike coos encircled the audience. If there is a shortcoming to this “Lolita,” it is in the remorselessness of Mr. Fineberg’s instrumental writing, seemingly too preoccupied with undercutting Humbert’s delusions to suggest sympathy or to illuminate the specifically American dimensions of Nabokov’s novel. But to isolate the music is a mistake: this opera amounted to considerably more than the sum of its parts. The production’s distancing effects and vortex of simultaneous, contradictory sensations — Humbert’s lurid, oversize face flanked by placid vistas; volatile accusations proclaimed in a computer’s inflectionless tones; glimpses of flesh stripped of titillation through uncomfortably frenetic gesticulations — made for a potent experience of profoundly claustrophobic unease.
Article in Spanish Newspaper ARA click here
La Marseillaise 19 avril 2008
...Le comédien réalise une superbe performance dans un texte anglais qu'il distille, profère, clame alors que Lolita (ici 2 danseuses) vient souvent s'impressionner sur son visage à travers un écran. c'est d'aillers une belle vidéo que celle qui, sur un tryptique suit le visage du comédien et diverses images de nymphettes ...la mer y prend parfois les rides d'une peau, laquelle peau se craquelle comme un amas de rochers.
Le tout est prégnant, il est impossible de détacher ses yeux des écrans, ses oreilles de la voix. Pourtant la musique (joshua Fineberg) ici jouée par l'ensemble FA, dirigée par Dominique MY est l'indispensable paramètre du spectacle qui semble secondaire mais qui donne sa vie au tout.
Gisèle Laval
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